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Azraël - Messager de la Mort

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1 Azraël - Messager de la Mort le Lun 23 Jan - 13:07

Azraël

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Maître du jeu

La Mort est le commencement de la fin et le début de la vie


Identité



• Nom : Les hommes, à travers les âges t'en ont donné tellement que tu ne les comptes plus. Tu pourrais tous les énoncer, mais, tu n'y tiens pas. A quoi servirait-ce, alors que tous retienne le plus souvent, Azraël ?

• Nature : Tu es un archange, un archange mineur.

• Sexe : De toute évidence, tu es un homme.

• Âge : Tu es vieux, très vieux même. Tu as au moins quasiment 12 millénaires. Tu es l'une des plus anciennes créatures après Dieu.

• Rôle : Tu es un récolteur. Un psychopompe. Le messager de la Mort. Tu es celui qui a la charge des âmes de toute les entités mortelles une fois qu'ils ont quitté le monde des vivants.

• Vertu majeure : Sagesse

• Vertu mineure : Tempérance

• Messagers : Corbeaux. Les corbeaux viennent à Toi pour t'apporter des messages ou en transmettre. Ils t'informent de tout ce qui se passe dans le Monde des Hommes ou dans le Paradis. Ils sont tes yeux et tes oreilles.




Physique :


Azraël, tu es un être qui n'a jamais passé inaperçu. Que tu le veuilles ou non, tu es facilement reconnaissable, de près et surtout de loin, par les engeances célestes et infernales. Pas un n'ignore ton apparence toute singulière, grâce aux échos de tes rares intermédiaires.

La première chose qu'ils évoquent sur toi, ta stature, sous forme humanoïde. Tu es incroyablement grand : du haut de tes deux mètres vingt cinq, tu es plutôt imposant. Pourtant, malgré ta taille et ton poids, tes gestes restent précis et ton être agile. Tous le savent ou le supputent par la simple observance de ta personne.

Les rumeurs parlent ensuite de la façon dont tu vêts : toujours couvert d'une cape d'encre sombre, au col de pennes anthracites. Ce qu'il y a en dessous est juste supposé : toge obscur ou armure. Jamais, dans l'histoire d'homme, quiconque ne t'as vue arborer autre chose, et surtout pas une couleur farfelue. Tu pars du principe que ce serait incongru vis à vis de ton rôle.

Puis, ils mentionnent deux éléments qui ne te quittent jamais, les symboles de ton identité : ta faux, d'argent, de runes et de néant, toujours à ta main droite et, ton masque de plumes de corbeaux, aux colifichets d'or, couvrant la moitié de ta face.

Ceux qui t'ont eu comme interlocuteur rajoutent sur toi, ton portrait, en commençant par ce qui les trouble le plus : tes yeux. Incrustées dans ton visage à la peau pâle, tes mires argentines évoquent un puits d'une rare profondeur. Ils détaillent ensuite le point culminant de ta figure : ton nez, aquilin. Et ils poursuivent par tes lippes, dessinées d'un trait de plume. Ils achèvent tes traits faciaux, par ta chevelure : crinière d'argent liquide, elle cascade le long de ta colonne, au port altier et au dos bien droit.

Lorsqu'ils ont établi de manière rapide, la physionomie de ta face et tes cheveux, ils ne peuvent plus rien dire de toi, par manque d'information. Peu ou prou n'ont pu te voir exfolié de tes ténébreux atours. S'il eu des rares témoins de ta nudité, pas un n'aura l'indélicatesse de parler de ton corps. De cette description, tu es donc préservé. Comme celles de tes ailes, noir de jais.


Psychologie



Tu es une entité cruellement complexe. On ne parvient jamais à savoir ce que tu penses avant que tu n'agisses véritablement. Même si on tente d'analyser tes actes futurs, l'issue reste la même : Fatale. Tu as toujours le don de surprendre comme si le fruit de tes longues réflexions t'amenait toujours sur des sentiers nébuleux. Même tes pairs ne peuvent deviner la nature de tes agissements bien avant que tu ne les perpétues. Après tout, n'es-tu pas le seul à posséder la clé de leur mystère ?

Tu es vieux et tu en as donc tant vu. Depuis l'aube de ta naissance, tu es presque anesthésié de tout sentiment. Colère, amour, passion, jalousie, désir, envie. Si tu en connais l'impact, tu n'a jamais testé ces affres dans ta chair. Tu es juste complètement détaché, quasiment insensible : peu de chose ne provoque en toi des sensations fortes. Ta maîtresse, la Mort, ne t'as pas créé pour ressentir.

Témoin des soieries du destin, tu contemples leurs manœuvres sans penser à intervenir. Ceux qui doivent vivre vie. Ceux qui doivent mourir meurent. A leur toute finalité, tu es là pour récolter leur âme. Telle est ta tâche, Azraël. Rien de plus. Ou presque. Il existe une exception à ta règle. S'il arrive que l'être incarne l'équilibre Chaos/Loi, tu cesses d'être un observateur et tu viens à agir. Ce qui se passa pour Lucifer, dont, à moult reprises, tu le préservas d'un sort fatal.

Malgré ton indolence et ta sérieuse apathie, tu tiens réellement aux âmes que tu as élevé en tant qu'anges. Tu es leur père et ils sont tes gardiens. Un lien étroit vous unit dans ton Royaume : Daath. S'il venait à être attaqué, tu en serais légèrement piqué. Mais, une fleur de vengeance ne s’épanouirait pas dans ton être. Tu n'arboreras pas l'étendard justice.

Si tu prêtes une oreille attentive, tu n'en demeures pourtant que peu loquace. Tu ne parles jamais pour ne rien dire. Chacun de tes mots sont réfléchis. Pesés avant d'être susurrés. Par cela, ou pourrait presque croire que tu es guère prolixe. En vérité, tu n'aimes pas parler pour ne rien dire. Tu n'as jamais compris les âmes qui s'épanchent en phrases inutiles. Si tu viens à changer cette habitude, tu ne le fais que par énigme.


Possessions


Tu es dépositaire de plusieurs artefacts : le livre des âmes, le sablier du temps, la pomme de la connaissance et ton pendant, ta chère amie, ta faux.

A côté de cela, tu disposes d'une dague et d'une épée que tu peux invoquer à volonté.

En dernier, tu as un royaume qui t'appartient : Daath. Tu y vis reclus, avec tes enfants, les anges de la mort que tu as toi-même élevé.


Histoire



An 0 : Naissance


Tu pousses ton premier inspire, Azraël alors que le voile de peau de tes paupières, se soulève, libérant le cristal de tes mires. Face inexpressive, tu observes ce corps qui est tien, d'un œil critique. Ainsi donc est ta silhouette ? Alors que tu t’inspecte, un rire, d'ici et d'ailleurs résonne dans l'espace : des sonorités légères et surtout moqueuses. Tu lèves ta tête, indolente. Tu la diriges en direction de l'éclat. Les bras croisés contre ton buste, tes ailes de ténèbres et d'ombre déployées, tu fais face à une autre entité, de lumière auréolée.

— Ainsi donc je ne suis pas l'unique première existence.

La voix résonne de partout et nulle part, dépitée comme si sa fierté s'en trouvait biaisée. Ses bras s'écartent, dans l'immensité.

— Je suis celui que tous connaîtront comme Dieu l'unique. Et pour toi, à qui aie-je affaire ?

Tu sens que la Déité fouille dans ton être, recherche ta propre identité. Mais, de son exploration, rien n'y ressort. Tu ignores ta propre dénomination. Tu sais juste que tu es la création de la Mort et ce pourquoi elle t'a donné vie.  

— Fâcheux. A partir de cet instant, tu te nommeras Azraël. Tu seras aux yeux de tous, mon enfant, ma toute première création.

Dieu se glorifie de ta naissance, avec une telle facilité. Et, tu ne cherches pas à défaire ses propos. Quelle utilité y trouveras-tu, Azraël ? Aucune. Alors que tu te fais taiseux, la divinité concentre ses grands pouvoirs entre ses doigts.

— Observes et admires.

Fut ses derniers lexies avant que ses carpes ne pianotent dans la voie lactée. Des planètes, à plus ou moins égale distance, se formèrent, sous vos yeux. Insensible à ce spectacle, tu n'adules pas sa puissance. La Déité, par ton apathie, ennuyée, forment ensuite une boule de feu en fusion, immense, colosse ardent.

— Voici le soleil et voilà ce qu'on nommera la galaxie. Tous admireront mon travail.

D'un geste théâtral de ses bras, il te montre son œuvre, à peine esquissée. Après avoir tout désigné, le sérieux se niche sur sa face.

— Je n'ai pas encore fini. Ce n'est que le commencement. Je vais créer un joyau étincelant.

Déviant l'attraction solaire, ton père, par proclamation, s'approche d'une planète, terre de sienne. D'une de ses larmes, se forment océans, mers, lacs et rivières. D'une goutte de son cruor, la faune. D'un de ses cheveux, les collines et montagnes. D'un de ses ongles, la végétation. Et, en dernier, d'une de ses plumes, l'air et la couche d'ozone.

— La Terre.

S'il y a des créatures vivantes, il y a le chaînon de la vie et la récolte d'âme. C'est ici donc que tu vas officier. Ta sénestre s'ouvre, accueillant ta chère amie, ton pendant, ta faux. Tes doigts se referment fermement sur sa hampe de néant.

— Magnifique. Quelle belle ébauche de Mort.

En frappant dans ses mains, des atours vous vêts, cachant votre nudité. Pour lui, une toge d'opale aux liserés d'or, pour toi, le même habit, mais obscur comme la nuit. De toute évidence, il a perçu tes préférences.

— N'est-ce pas mieux ainsi ?

A nouveau, de tes lippes ne s'extirpe aucun susurre. La Déité doit s'habituer à ton manque de loquacité. Sans se départir de son sourire, il forme devant tes mires, le royaume céleste et infernal. S'il dédaigne l'Enfer assez rapidement, il gorge de vie le Paradis.

— Voilà notre sanctuaire

A peine a t-il le temps d'achever sa parole que tu ne le laisses à ses occupations. Tu n'as pas été créé pour bavarder.


An 800 : Rébellion


Penché sur le livre des âmes, tu es concentré. Tu suis de tes opalescentes, les noms que tu as déjà rayé et ceux qui te reste encore à barrer. La fadeur pourrait venir t'engoncer, par la répétitivité de l'acte, mais, pour tout avouer, tu ne sais pas ce que c'est. Tu réponds uniquement à ce pourquoi tu es né. Pas à de quelconque passion.

Alors que tu te lèves, pour partir sur Terre, tu perçois la présence du porteur de l'aube. Tu sais qu'il se dirigera vers la Déité créatrice et tu en devines la raison. Mais, va-t-il trouver accord ? Tu crains que non, hélas. Tu connais Dieu et ses idées grandiloquentes. Il demandera quelque chose de particulier. Quelque chose, qui sera immédiatement refusé. Si tu étais doté de sentiment, tu serais peiné d'avance pour lui.  Mais, c'est tout le contraire. Ton esperite s'est sur ton rôle, dirigé.

Sans un mot, sans un soupir, tu te rends vers ta destination : la Terre, territoire des mortels. Pour ta propre satisfaction, la nuit est tombée, t'offrant le couvert des ombres et l'obscurité. Tu vas pouvoir te mouvoir librement, à ta guise. Indécelable dans les ténèbres, tu finis par t'arrêter devant une maisonnée, ta faux en main, visage encapuchonné. A travers la fenêtre, par une lanterne éclairée, le corps d'un enfant, d'à peines quelques floraisons. Après quelques inspires difficiles, son coeur cesse de battre. Il est l'heure.

Tu pénètres dans la chambre à coucher, prenant garde à ne pas réveiller la mère endormie, à son chevet. De deux de tes doigts, tu fermes les paupières de l'innocent. Tu l'observes, impassible. Pas une larme ne s'accroche à tes cils pour mourir sur ta joue. Non, tu ne ressens rien face à ce doux enfant parti à l'aube de sa jeunesse. Tu n'es pas là pour le pleurer,  mais, pour toute autre chose. Pour ta prime mission. La face impavible, tu coupes la ligne entre le corps et l'âme.

De tes doigts gantés, tu recueilles son essence, précautionneusement, avant de la mettre dans l'écrin d'une fiole. Après avoir pris soin de fermer le précieux contenant, tu quittes la pièce par l'endroit où tu es toi même venu. Tu réitères une dizaine de fois l'exercice avant de te rendre au Paradis, dans l'au delà, plus exactement. Tu y déposes les précieux éthers. Ton regard, presque paternel, sur les âmes apposées, ailleurs, se met à bifurquer. Dans les profondeurs du royaume d'en haut, le Chaos suinte et ruisselle, nauséabonde présence.

Habité d'un mauvais pressentiment, tu te diriges droit vers le palais de Dieu, d'un pas empressé. La porte est éventrée. Dans les décombres de la salle du trône, les apôtres de l'Etoile du matin, vaincus, par les protecteurs de l'idole, enchaînés. Face au Seigneur, Lucifer à terre, mires enragées. La divinité s'apprête à porter le coup fatal. Sans une once de réflexion, tu t’interposes, Azraël. La hampe de Lumière et d'énergie t'empale. En une nuée de corbeaux, te voilà transformée, ta cape tombée.

Si Yavhé semble ravi par ta prestation, et arbore sur sa face, un sourire à peine suggéré, son regard létal te transperce. Tu y sens une certaine désapprobation.

— Mon fils, pourquoi le sauver ?

Sur Lucifel, un regard dédaigneux apposé.

— Car il s'est détourné de sa voie, il mérite sentence. Il doit être désincarné puis recréé.

De sa survivance, tu es persuadé, par sa destruction contrecarrée. Finement, il te faudra jouer.

— La disgrâce, par votre coeur, ravisera. De douleur, saignera le sien.

Par tes mots, ses billes mordorées, amusées. Devant tous, ton père de proclamation éclate d'un grand rire.

— Tu as su me convaincre. Soit. Il en sera ainsi.

Il adresse un sourire cruel à l'étoile du matin.

— Toi et tes apôtres, vous vivrez tous, le coeur plein de haine à ce que vous aurez perdu.

Susurre Dieu avant de pratiquer le châtiment divin.  


An 850 : Daath


Seul, dans l'immensité de l'espace, tu déploies tes ailes de ténèbres. Les pupilles rivées sur la galaxie, tu psalmodie des incantations d'un timbre d'outre tombe. Par tes mots de pouvoirs invoqués, ta puissance s'amasse dans chaque fibre de ton corps et, vient mourir dans tes doigts, écartés. D'ici quelques instants, tu vibreras d'une énergie abondante, une énergie que même ton corps ne pourra contenir, car elle n'est pas totalement tienne. Ce n'est qu'une question de temps avant que tu n'atteignes ta propre limite, celle dont t'a parlé Yahvé, avant de te céder, une partie de son essence créatrice.

Les minutes s'écoulent sans que personne ne vienne rompre ton incantation. Ta puissance s’accumule encore et encore. Finalement, tu sens le point de non retour arriver, par la pression sur tes membres, par la lourdeur qui t'habite. Avant qu'il ne risque de créer en ta chair, des lésions fatales, tu relâches, d'un coup, tout le pouvoir accumulé. Libéré de ton joug, il se déverse, comme une vague que rien n'arrête. Il trouve écho dans les gravats des étoiles détruites. Forcés à se réunir, ils forment bientôt un astre noir de jais.

Devant ton royaume nouveau né, tu affiches un sourire éphémère. Tu n'as pas le temps de te satisfaire pour si peu. Il te reste, hélas, encore beaucoup à faire, Azraël. Le visage impavible, tu invoques ta puissante énergie, à nouveau. Des filaments de ténèbres liquides et d'opales s'extirpent de tes carpes, dessinent  la faune, la flore et ses paysages, comme le guide, ta prime volonté. La nature et ses bêtes seront nulle sans pareil : des forêts de cristal, des joyaux s’extirpant du sol, un ciel d'encre noir.  Ainsi imaginas-tu ton monde idéal, axé sur le mysticisme.

Alors que tu viens d'achever ton œuvre, tu entends derrière toi, un claquement de mains. Dieu. La Divinité est présente et observe d'un œil critique ta création, après t'avoir félicité, à sa façon.

— Je vois que tu as fait bon usage de mon prêt.

Tu te retournes, pour lui faire face. Comme à ton habitude, tu ne cherches pas à lui répondre. Tu n'en vois pas l'utilité, surtout en sachant que Yavhé fera la conversation, seul.

— Je vais maintenant récupérer l'essence que je t'es conférée.

Tu consens à ce qu'il reprenne ce qu'il lui ai dû. Tu n'y vois même, aucune objection. Elle lui appartient. Lorsqu'il ferme sa dextre, lentement, tu sens l'énergie créatrice te quitter et retourner dans son corps.

— Bien. Pourquoi ne m'offrirais-tu pas, la primauté de la visite ?

Tu hoches la tête pour exprimer ton aval. Suivit par Yahvé, tu pénètres au cœur de ton royaume. A peine tes pieds touchent la terre qu'un corbeau à trois yeux vient se percher sur ton épaule droite. A l'expression faciale qu'arbore Dieu, tu conçois que la scène l'amuse.

— Ainsi donc est ton idéal. Je te reconnais bien là, mon enfant.

Silencieux, tu ne cherches pas à répliquer. Tu avances, dans l'immensité de tes terres, suivit par le Seigneur. A l'affut du moindre détail, il s'arrête par moment, pour observer ce monde qui est tien. Après de longs instants, la visite s'achève.

— Ce fut appréciable. Maintenant, il est temps pour moi de retourner dans mon royaume. Là-bas, tes multiples frères et sœurs m'attendent.

Et tu te retrouves seul. Enfin.


An 9900 : Fin de la Guerre sanglante


Baigné par les rayons lunaires, tu marches dans les ruines de ce qui fut jadis, une grande ville humaine. Après de nombreux pas, à te sentir dévisager, tu t'arrêtes. Ton regard de cristal vaque sur l'horizon. Ce que tu y vois, un spectacle de désolation : des êtres effarés, des bâtisses aux murs béants et surtout, beaucoup de corps, d'enfants, de femmes et de vieillards. Tant de gâchis et de perte... De destruction et de chaos.

Toute cette concentration de douleur ne t'émeut point. Impassible, Tu finis par apposer tes mires opalescentes sur une famille rassemblée devant les décombres de leur maison. La détresse se lit sur leur visage souillé par la poussière et les larmes. Tous aimerait savoir pourquoi eux. Pourquoi c'est arrivé. Quel mal ont-il fait. Tu ne leur insufflera pas la vérité crue : Rien. Ils n'ont rien fait pour provoquer ce chaos. Cela ne ferait que plus mal à entendre. Et surtout, à comprendre. Dans cette lutte béotienne, l'humanité n'était que simple victime collatérale.

Bien et Mal n'ont pas pensé aux conséquences de leur guerre. Encore quelques jours de plus et les mortels auraient pu être voués à l'extinction. Tu exhales un soupir, lourd de sens, Azraël, en observant la coupole céleste. Quelle bêtise les a gagné l'un comme l'autre. De toute évidence, tu ne cautionnes et ne cautionneras jamais cette bataille. Elle aurait pu être évitée ou pas. Même si tu connais les griefs de Yahvé et Lucifer, tu ne pourras pas décemment leur donner raison.

Alors que tu t'apprêtes à reprendre ton avancée, tu sens une présence connue dans ton dos. Puissante et à la fois dissimulée. Puis, une petite main attrape ta cape et tire dessus. Tu ne cherches pas à te retourner pour faire face à la divinité, même si celle-ci, par son geste, te demande de lui porter intérêt.

— Mon fils m'ignorerait ?

Avec le timbre d'une fillette de quelques floraisons, il serait dur de porter importance à ton père de substitution. Face à ton inertie, l'idole créatrice se place devant toi. La mine boudeuse, les grosses joues, les poings sur les hanches, la scène pourrait être comique.

— Pourrais-je en connaître la raison ?

Après un long instant, sa voix d'enfant brise le voile du silence.

— Serait-ce cette guerre ?

Ses yeux pétillent de malice. Il a bien deviné. Yahvé rajoute.

— Elle était nécessaire. Je devais punir l'enfant insolent.

Tu fixes longuement la divinité, sous les traits d'une petite fille. D'une certaine façon, il attend que tu répliques. Tu consens à lui adresser la parole. Tes lèvres se descellent.

— La guerre ne peut résoudre rancœur. Seuls les mots détiennent pouvoir et offrent préservation.

Délicatement, tu parles du cas des mortels et de ton avis sur la question. Par tes mots avisés, un sourire contenté fleurit sur les pétales des lèvres de Dieu.

— Bien. Ma prochaine décision ne risque pas de te déplaire.

Et il disparaît. Avant de partir, il efface dans l'esprit de l'humanité, le souvenir de la guerre sanglante. Il implante, à la place, dans la mémoire de tous, de tragiques bouleversements climatiques.


An 9950 : Grand Jeu


Aujourd'hui est un jour particulier, tu le sais, Azraël. D'ici quelques instants, Dieu et Lucifer viendront conclure un pacte de non agression et tu seras le témoin neutre de leur décision. Tu seras le maître de cette pacification. Pour être fin prêt, au moment venu, tu as déjà préparé sur un autel d'ivoire, ouvragé, le livre qui recevra sur ses pages vierges, les clauses de leur armistice. Il ne manque que leur présence.

Le temps passe. Tout enténébré, des pieds à la tête, tu attends leur venue, sur les berges du léthé. Tes carpes trempent dans l'onde laiteuse, où reposent les âmes trop pur pour l'enfer, trop grise pour le Paradis. Tes mires d'argent sont posées sur les erynies, gardiennes des lieux. Par habitude, elles sont de toi, écartés. De cet éloignement, tu as l'habitude. Ta présence bouleverse leurs sens.

Alors que tes doigts immergés, l'une de tes filles vient à toi. Sans attendre que ne te meut, elle effectue le salut rituel, poing droit placé sur le coeur, tête baissée.

— Excellence. Ils sont là.

Bien, articules-tu avant de te lever. Escorté par ta fille et quelques uns de ses frères, tu viens à la rencontre de Lucifer et Yavhé.

— Venez par ici.

Susurres-tu en montrant l'endroit d'une main indolente. Tu les diriges droit vers ton sanctuaire, à l'intérieur d'une des cavités de la montagne. Bercée par les flammes dansantes des bougies, le lieu est empli de mysticisme. Des symboles de pouvoir, luminescent, sont dessinés sur les parois de la caverne.

— Commençons, je vous prie.

Tout deux récitent les clauses de non agression devant ton regard acéré. A mesure qu'ils parlent, tour à tour, des inscriptions luminescentes gravent les pages du Daemonius. Elles sont les preuves de ce jour, ce moment tant attendu. Et inévitablement, elles traduisent l'impossibilité de revenir en arrière. Ça ne passerait pas.

Lorsque fut articulé la dernière parole, sur ton visage, se dessine un sourire contenté. Cette paix, que les deux ennemis héréditaires consent à mettre en  pratique, changera la face du monde. Tu en es certain. Mais surtout, elle empêchera l'extinction de l'humanité. Oui. Tu ne peux donc que féliciter leur décision. L'équilibre de la balance des mondes se verra préservée.   


Ses positions



• Punitions divines : Dieu a souvent tendance à en faire trop. Ces punitions donc ne te surprennent pas plus que nécessaire. Elles ne sont que preuve de ses emportements.

• Le Grand Jeu : il était fondamental qu'une Paix entre Lucifer et Dieu soit proclamée. La Guerre ne devait plus durer. Elle causa assez de ravage dans le monde.

• Les Cavalier de l'Apocalypse : Tu n'étais ni pour, ni contre leur création. Et maintenant qu'ils sont là, tu veilles à ce quiconque ne les tue. Ils auront un rôle à jouer lors du Jugement Dernier ou l’Armageddon.

• Les Artefacts disséminés sur Terre : entres de mauvaises mains, ces objets, d'une prime importance, peuvent se révéler dangereux. Même si tu sais ça, tu ne feras rien pour changer les choses. Ce qui doit arriver, doit arriver.

• La recrudescence des Démons : Tu n'apprécies guère que le Chaos prennent le dessus sur la Loi. Il t'arrive d'en éliminer pour que l'équilibre de la balance persiste.

• Le manque d'Ange : Problématique. Le Paradis symbolise le Bien dans le monde. Si son pendant, le mal prend de l'influence, alors le Chaos régnera. Et, c'est tout ce que tu refuses de voir, Azraël.

• L'alchimie offerte aux hommes par un archange de Gabrielle : Il ne pouvait pas envisager que les hommes, dans leur quête de l'immortalité, dévierait l'alchimie de son utilisation première. Il ne souhaitait que les aider à lutter contre l'expansion massive des enfants de la lune et de la nuit.


Le Joueur



• Comment avez-vous connu Déliquescence ? J'en suis le fondateur

• Quelles sont vos disponibilités ? 7/7

• Des suggestions ou idées à apporter ? Aucune


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